Non,
pas de recettes du temps des fêtes. Pas de spécial Noël. Pas de spécial dinde
ou buche de Noël. Il y a beaucoup d’autres endroits où vous trouverez mieux
pour cela. De plus, il n'y aura pas de grands buffets ou de grandes tablées
cette année non plus. Étant toujours en recherche d'emploi, les festins des
fêtes se feront avec parcimonie cette année encore. Tout comme le furent les
derniers mois. Non pas que la nourriture se fit rare, mais bien que nous avons
dû user de notre savoir-faire pour faire plus et mieux, avec moins ou peu. C'est
dans ces moments que je remercie mon savoir-faire et mon aisance dans la
cuisine et lors de ces activités connexes.
En
fait, je crois que j'avais abordé le sujet lors des premiers messages, soit
l'importance de se débrouiller dans la cuisine. De posséder un minimum de
savoir et de connaissances vous permettant d'être à l'aise dans la cuisine et
d'ainsi pouvoir maximiser l'ensemble des aliments. Je dis « savoir »,
mais je ne prétends rien ici, je devrais plutôt parler de « connaissances ».
Car c'est en fait de ce qu'il s'agit, d'accumulation de « connaissances »
afin de se construire un « savoir » qui nous permettra de bien
planifier et préparer les repas, tout en le faisant avec qualité et plaisir.
Comment bien manger, en maximisant l'utilisation des aliments. En ayant une
alimentation dite « santé », du moins en prenant soin de faire
quelques bons choix. Le tout en apprenant comment apprêter ces aliments, comment
les rendre savoureux et de retirer du plaisir à le faire et à les savourer. Et
comme je ne suis pas nutritionniste non plus, je n’y ferai aucune présomption.
Simplement un peu de savoir et de débrouillardise.
En
fait, c'est rassurant de savoir que l'on peut s'organiser avec peu, bien manger
et à satiété. C'est un peu toujours le même principe, il s'agit de bien
utiliser une base et d'évoluer ensuite autour de celle-ci. Ici, le tout
tournait principalement autour d'une viande principale pour la semaine (poulet,
dindon, jambon, rôtis, cubes...) peut importe laquelle. De sa cuisson, en plus
de la pièce elle-même, on en retirera probablement un bouillon, des os et
autres composantes. Habituellement, je choisis une pièce de viande plus grosse,
ou un poulet entier par exemple, afin justement de pouvoir en avoir pour une
partie de la semaine. Lors de la cuisson initiale, j’accompagnerai le tout de
patates, carottes… en plus grande quantité que pour ce repas. Le surplus de
légumes servira aussi pour au moins un ou deux autres repas. Nous pourrons les
transformer à souhait pour apporter un peu de variété. Ensuite, mes
accompagnements de la semaine varieront entre les pâtes, riz, couscous… Je
pourrai justement utiliser mon bouillon de cuisson de ma viande pour cuire le
riz par exemple. Cela lui donnera beaucoup plus de goûts et en modifiera aussi
la texture. Le riz deviendra gorgé de bouillon, onctueux, plein de saveur.
Avec
les os et autres résidus de cuisson de ma pièce de viande, je placerai le tout
dans un chaudron avec de l’eau et j’y ajouterai un oignon et toute autre retaille
de légumes que j’aurai conservée. Laissez bouillir le tout un certain temps et
vous voilà avec une base de soupe, délicieuse et onctueuse. Ne suffit que de le
passer à la passoire ou au tamis et utiliser ce bouillon pour faire votre
soupe. De là, à vous d’ajoute ce que vous souhaitez pour la soupe. Légumes,
riz, nouilles… En début de saison automnale, j’ai surtout fait des potages à
base de courges. J’ai utilisé différentes variétés, souvent mélangées les unes
avec les autres. J’ajoutais parfois des carottes ou patates douces. Après la
cuisson, je passais le tout au robot et assaisonnais à souhait et voilà, un
potage exquis. Par la suite, je me suis tourné vers l’orge. Je prenais donc mon
bouillon de base que nous venons de décrire, j’y ajoutais souvent un oignon
haché finement et l’orge. Je laissais cuire une bonne vingtaine de minutes.
Après j’ajoutais soit des carottes et céleris tranchés finement, soit du riz,
du quinoa, ou nouilles à soupe et laisser mijoter encore une quinzaine de minutes.
Assaisonnez/épicez au goût, en ne craignant ni les mélanges, ni les essais.
Alors
nous avons donc une viande principale qui fera de 2 à 3 repas. Des légumes pour
le premier et 1 ou 2 autres. Parfois je ferai une viande secondaire, ou un riz
ou des pâtes aux légumes. J’opterai aussi, à l’occasion pour le tofu comme
complément à une préparation. Voilà donc mes soupers complétés. Pour les midis,
à la maison ou pour les lunchs, j’ai ma soupe qui fera 2 ou 3 midis.
J’accompagnerai le tout d’un petit pain (maison), d’une fajita, de biscuits… et
de quelques crudités. Pour les midis restants, je ferai un midi-sandwich lors
duquel je varierai, d’une fois à l’autre, entre pain tranché, pain pannini/kaiser
ou autre pain, fajitas… L’idée étant de ne pas toujours faire la même chose.
Pour les préparer, j’utiliserai soit mon poulet, jambon ou autre viande
disponible. Le midi restant je servirai soit une salade, salade de riz ou de
pâtes ou autre « spécialité » du moment. Les options et les
combinaisons sont très nombreuses. Mais toujours à partir du même noyau
d’aliments de ma semaine.
1
pièce viande principale
Légumes
cuits initialement (patates, carottes, brocoli…)
Pâte
Riz
Soupe
Avec
une bonne planification des achats, n’hésitez pas à regarder sur internet les
circulaires des supermarchés afin de voir où sont les spéciaux de la semaine
pour la viande ou la volaille qui vous satisferont le plus. Je fais de même
pour certains achats récurrents, mais dispendieux, tels beurre arachides,
yogourt… En ayant votre pièce principale, vous pourrez développer le menu du
reste de la semaine et faire les achats en conséquence. Ayez toujours en
réserve des pâtes, riz, couscous, patates, carottes, pois et maïs surgelés,
œufs, farine, légumineuses. À chaque fois que vous en utilisez, inscrivez-le
sur une liste et regarnissez votre réserve. Vous pourrez dès lors faire face à
vos semaines, à moindre coût et avec une grande satisfaction de goût et de
qualité.
Comme
je le mentionnais plus tôt, je suis sans travail actuellement, le budget est
donc plus que limité. Pas contre, j’ai pu, avec ces bases, faire les repas et adapter
le tout à la situation, sans que personne ne manque de nourriture ou ne soit
pris par la faim. Le tout en conservant une qualité alimentaire et un extra du
côté de la saveur. Oui, parfois la variété aura été un peu plus limitée, mais
comme chaque recette n’est jamais faite exactement de la même façon, que
l’utilisation des épices peut varier d’une fois à l’autre, et bien pour un
« même repas » vous pourrez atteindre une certaine variation dans la
présentation et la saveur. Tout le monde a bien mangé. Tout le monde a pu
consommer des aliments ou des repas « santé ». Je dis ici
« santé » en opposition à tout repas acheté préparé dans un commerce
de surface, repas surgelé ou livraison. Je le dis aussi dans le sens de repas
préparé à la maison qui contient que les ingrédients que nous y avons mis et
que nous connaissons. Et le tout avec un budget contrôlé et réduit. En
profitant des rabais offerts en épiceries et des spéciaux de la semaine, j’ai même
pu me constituer une réserve qui me sera bien utile lorsque je devrai encore
plus diminuer les dépenses d’épicerie et qui me servira également pour la
période des fêtes qui arrive. En exemple, en surveillant adéquatement, les dindes,
dindons, jambons, poulets se trouvent facilement à moitié prix ces temps-ci. La
période des fêtes est propice aux spéciaux et aux rabais appréciables sur
certains aliments, en autres, les pièces de viande, surtout porc/poulet/dinde.
Les rabais sur le bœuf sont plus rares. Et le coût du bœuf en général est
beaucoup plus important que les autres. De là, selon les aliments, soit que
vous faites, ou maintenez, congelé. Ou pour d’autres aliments, vous faites
cuire et congelez par la suite. En temps et lieu, ne restera qu’à sortir le
tout et apprêter selon l’envie du moment.
Alors
voilà pour mes réflexions du moment. Je demeure convaincu de l’importance à
être fonctionnel en cuisine, de posséder la base nécessaire pour l’être. Je
dénote aussi, bien malheureusement, qu’il s’agit là d’une tare assez répandue.
On dirait que de plus en plus, les gens ne veulent plus prendre le temps de
cuisiner, ou d’apprendre à le faire. On dira qu’ils n’ont pas le temps, que
c’est trop compliqué… Et pire, ils se tourneront alors vers du tout-préparé de
grande surface, dont à piètre qualité et coût élevé. Ce qui en réalité est
totalement faux. Lorsque l’on apprend et possède les bases, ce n’est ni
compliqué et nous ne pouvons utiliser le prétexte de ne pas avoir le temps. Des
repas bien planifiés ne demanderont pas trop de temps que vous en avez. Suffit
par contre de prioriser certaines choses, dont le bien-être alimentaire de sa
famille. Oui cela demandera un minimum d’efforts au début, mais rapidement,
cela ira de soit, vous mangerez bien, mieux, aurez de la qualité dans votre assiette,
à moindre coût, avec des aliments sains, avec des ingrédients bien dosés
(diminution assurée de l’apport sel/sucre), aurez le plaisir de cuisiner
ensemble et développerez la fierté de vos réussites. Du moins, moi je le suis.
À
bientôt.
Aucun commentaire:
Publier un commentaire